On peut aimer rouler trop vite et souhaiter que la route soit davantage le terrain d'un jeu responsable qu'un champ de douleur et de peine. C'est un des paradoxes les plus courants que j'aie rencontré chez mes amis motocyclistes et je n'y fais pas exception.

 

De fait, je suis aussi attiré par les messages qui encouragent les conducteurs à plus de prudence, même si j'avoue ne pas être certain de bien mesurer tout ce qui provoque cet attrait. Peut-être un sentiment morbide... Peut-être pas.

 

Par contre j'en viens toujours à souhaiter que ces messages soient les mieux compris et les plus efficaces possibles. Et entre ces trois genres, je ne sais lequel porte davantage ses fruits.

 

Le beau et touchant
(sur le mode "tu n'as pas mis ta ceinture mais les deux femmes de ta vie voudraient bien qu'il ne t'arrive rien")

 

Le décalé et marrant
(à la façon de "il s'agit d'une orange oui mais regarde comme c'est moche quand c'est tout déchiqueté sur la route")

 

 

 

 

Le choc et réaliste
(où on tente de t'expliquer si jamais tu l'ignorais, que l'accident et la perte d'un proche sont des épisodes parmi les plus violents de la vie)